 |
 |
Actualités
n°21 |
26
janvier 2007 |
 |
 |
|
|
|
| En bref |
1er février 2007 : lieux publics sans tabac
En France, chaque année la consommation directe
de tabac provoque 60 000 morts auxquelles s’ajoutent
5000 décès dus au tabagisme passif.
C'est à ce grave problème
de santé publique que répond la mesure
d’interdiction votée par le parlement.
Dès le 1er février 2007,
la loi anti-tabac s'appliquera « à tous
les lieux fermés et couverts qui accueillent
du public ou qui constituent des lieux de travail ».
En cas de non respect, il en coûtera
une amende de 68 euros pour le contrevenant et 135 euros
pour les responsables de l'établissement ou lieu
de l’infraction.
Dans le cas particulier des établissements
sociaux et médico-sociaux assurant un hébergement,
le Ministère de la santé précise
par circulaire l’application de la loi : «
la personne hébergée ou le résident
est autorisé à consommer du tabac dans
sa chambre, considérée comme un espace
privatif ». Toutefois le règlement de l'établissement
devra fixer des recommandations de sécurité,
comme l’interdiction de fumer dans les lits à
cause des risques d’incendie.
Par contre, « les lieux fermés
et couverts affectés à un usage collectif
» seront soumis à une interdiction totale
de fumer.
A partir du 1er février 2008,
la loi s'appliquera également aux cafés,
restaurants, bars-tabac et discothèques.
Pour en savoir plus : http://www.legifrance.gouv.fr
|
|
|
|
Vaccination anti-grippe
: il est encore temps
Cette année, l'épidémie
de grippe ayant débuté tardivement, la
campagne de vaccinations est prolongée jusqu'au
31 janvier 2007, à la demande du ministère
de la santé.
Vous avez plus de 65 ans
Vous souffrez d’une pathologie chronique
Vous n’avez pas encore été vacciné(e)
cet hiver
Il est encore temps de vous
faire vacciner gratuitement.
Pour cela, vous pouvez encore utiliser
le bon qui vous a été adressé,
il y quelques semaines, par la sécurité
sociale. Sa validité a en effet été
prolongée jusqu'à la fin du mois de janvier
2007.
N'hésitez plus, consultez votre
médecin et procurez vous le vaccin chez votre
pharmacien. Vous éviterez ainsi les risques de
complications dus à la grippe qui s’annonce
assez virulente et dont l'épidémie risque
de durer jusqu’au printemps.
Pour en savoir plus : les groupes régionaux
d'observation de la grippe vous informent en continu
sur leur site : http://www.grog.org
|
|
|
Seniors, conduire longtemps en sécurité
Actuellement, les plus de 60 ans constituent
près du tiers des détenteurs du permis
de conduire. A kilométrage parcouru identique,
les seniors représentent la catégorie
de la population la plus touchée par les accidents
de la route, même si ceux-ci sont globalement
moins graves que pour les « moins de 25 ans ».
L'aptitude à conduire peut être
affectée par les changements physiologiques qui
apparaissent en vieillissant, en dehors même de
toute maladie : baisse de l’acuité visuelle
et de l’audition, diminution des capacités
de réaction. De plus, la prise de certains médicaments
peut diminuer la vigilance au volant.
Cependant, quelques précautions ou conseils bien
suivis peuvent faire baisser les risques très
sensiblement.
- Faire régulièrement
contrôler sa vue, son audition, sa mémoire
ses réflexes, sa pression artérielle...
- Etre vigilant quant à la prise de médicaments
comportant le logo « une voiture dans un triangle
rouge » ;
- Eviter de conduire la nuit et par mauvais temps ;
- Les accrochages à répétition
doivent alerter : ils peuvent être annonciateurs
d’accidents plus graves. Il est nécessaire
d'analyser les circonstances dans lesquelles surviennent
les incidents de manière à en identifier
les causes ;
- S'équiper, si possible, d'une voiture avec
boîte automatique et direction assistée
: les équipements électriques permettent
de se concentrer sur la conduite ;
- Choisir son itinéraire et préférer
les carrefours protégés par des feux.
|
|
|
|
Règlement en Cesu préfinancé :
pensez à faire référencer votre
salarié
Les entreprises peuvent depuis mars
2006 distribuer à leurs salariés des Cesus
préfinancés. Ces chèques à
montant prédéfini, peuvent ensuite permettre
de régler des prestations de services à
la personne. Si vous souhaitez régler un salarié
ou employé de maison avec ce mode de paiement,
assurez-vous au préalable qu'il s'’est
fait référencer auprès des organismes
émetteurs de Cesus préfinancés,
afin qu'il puisse encaisser ce chèque sans difficulté.
Pour en savoir plus : www.servicesalapersonne.gouv.fr
|
|
|
|
|
Dossier
LES MEDECINS CRAIGNENT DE NE
PLUS ETRE ASSEZ NOMBREUX
Le nombre des médecins
en activité en France n'a jamais été
aussi élevé. Pourtant, un problème
de renouvellement se pose déjà et risque
de s'aggraver dans les dix ans à venir. C'est,
en tout cas, ce qui ressort d'une étude récemment
publiée par le Conseil national de l'ordre des
médecins.
Les chiffres actuels.
En 2005, 4495 nouveaux médecins se sont inscrits
au Conseil de l’ordre, contre 3230 sorties. Au
1er janvier 2006, le Conseil recensait 207.277 praticiens
en activité en France métropolitaine,
soit une hausse de 0,5% par rapport à 2005. Ce
chiffre, jamais atteint, porte la densité médicale
à 314,5 thérapeutes en activité
régulière pour 100.000 habitants. La baisse
importante du numerus clausus*, décidée
au début des années 1990, a été
compensée par l’intégration des
médecins diplômés hors Union européenne
qui exerçaient en France.
Des disparités géographiques.
Ces chiffres globaux masquent pourtant des réalités
bien différentes selon les régions. Ainsi,
la Picardie (243 médecins pour 100.000 habitants),
la Haute-Normandie (253) et le Centre (255) font figure
de parents pauvres quand l'Île-de-France et la
région Provence-Alpes-Côte d'Azur sont
les mieux dotées (388 et 381). Autre exemple
: la densité de médecins spécialistes
du département de la Haute Loire (69 pour 100.000)
est 7 fois inférieure à celle de Paris
(502)...
Des différences selon
les spécialités. De la même
façon, certaines spécialités se
sont renforcées : génétique médicale
(+10,6% par rapport à 2004), chirurgie thoracique
et cardiovasculaire (+9,1%), chirurgie plastique reconstructrice
et esthétique (+8,5%)... A l'inverse, d’autres
voient leurs effectifs diminuer : radiologie (-12,5%),
stomatologie (-2,7%), chirurgie générale
(-2,5%)...
Des perspectives inquiétantes.
L'âge moyen des médecins en activité
ne cesse d'augmenter. Il s'établit désormais
à 48,3 ans. Le nombre des praticiens de moins
de 40 ans est aujourd'hui inférieur à
celui des plus de 50 ans. De plus, le départ
en retraite des nombreux médecins issus des générations
du baby-boom risque d'aggraver encore la situation.
D'autant que le vieillissement de la population française
va accroître les besoins en soins. C'est pourquoi,
le Conseil de l'ordre préconise de porter le
numerus clausus de 7000 à au moins 8000.
*Le numerus clausus fixe le nombre
de places accessibles par concours à l'entrée
de la deuxième année des études
de médecine. C'est donc lui qui régule
le flux des étudiants et, par voie de conséquence,
le nombre de médecins diplômés chaque
année.
|
| haut de la page |
|
|
|
|
|
|
|